A une victoire du bonheur

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Un sport, une ville, un territoire

Le VMA a deux chances de remporter le titre de champion de France. Il lui faut s’imposer ce vendredi à 20h au Palais des sports Gilbert Buttazzoni ou, au pire, dimanche à 17h à l’occasion de l’ultime match d’appui.

Le Palais des sports mulhousien avait l’air d’une ruche cette semaine où, entre les préparatifs en coulisses et les entraînements sur le parquet, acteurs et bénévoles ont œuvré pour faire de cette première finale à domicile, depuis trois ans, un réel événement. En 36 heures, les quelque 3500 places de cette finale ont trouvé preneurs et il a fallu installer une fan zone sur le parvis du palais, avec écran géant, pour satisfaire les supporters de plus en plus nombreux. Il est vrai que cette finale aura à la fois un caractère historique et sentimental. Levallois/Paris a la possibilité de remporter son troisième titre de champion de France consécutif. Ce qui n’est plus arrivé depuis 2015 marqué par la fin du règne cannois et ses 18 titres d’affilée. Quant au VMA, il est en passe de signer un triplé historique avec les trois trophées (Supercoupe, Coupe de France et championnat) remportés dans une même saison. Ce qu’aucun club français n’a réussi depuis la création de la Supercoupe en 2015. A cela se rajoute les innombrables départs qui marqueront les deux finalistes à l’issue de cette saison.

Conséquence d’une conjoncture économique difficile et d’un changement de règlement imposant la présence de deux Françaises sur le terrain, le profil des équipes va beaucoup changer d’ici la rentrée prochaine. Arrivé en France en 2016 à Saint-Raphaël, Alessandro Orefice, le coach parisien de ces quatre dernières saisons, retournera en Italie à Firenze en emmenant la centrale slovène Nika Milosic. « Nous aurons sept Françaises la saison prochaine » promet Roger Gonelle, le dirigeant parisien. A Mulhouse aussi, ce week-end sera placé sous le signe des adieux avec deux figures emblématiques du club qui tireront leur révérence en marge de nombreux départs. A savoir la capitaine Léa Soldner-Kriszt, qui disputera son 435e match chez les pros sous le maillot mulhousien après douze saisons de fidélité, et le président Daniel Braun, qui transmettra le relais à son gendre Florent Pérard, après 13 années de présidence.

Victorieux du match aller à Paris, 18-16 au tie-break après avoir sauvé trois balles de match, le VMA est conscient que la marge est étroite avec Paris. Lors du match aller, samedi dernier, Mulhousiennes et Franciliennes avaient connu leur période faste. Dans les deux premières manches (25-20, 25-19) et jusqu’à 14-9 au 3e set, le VMA avait été irrésistible. La suite (25-20, 25-17) et jusqu’à 11-8 au tie-break avait été à l’avantage de Levallois/Paris avant une fin de match de folie (13-12, 14-13, 15-14, 16-15 pour Paris) marquée par le coup de grâce de Reagan Rutherford (18-16). Les rentrées de la passeuse finlandaise Emmi Tolvanen et de l’attaquante argentine Bianca Bertolino, dans le 3e set, avaient changé la donne pour Paris et démontré que le banc parisien n’avait rien à envier à celui de Mulhouse. Mais, par-dessus tout, il se trouve que les joueuses d’André Sa sont invaincues à domicile cette saison. Et plus que jamais, ici, c’est Mulhouse qui gagne !

Christian Entz