Mulhousiennes et Franciliennes ont livré un match exceptionnel avec des retournements de situation et des émotions que seul le sport peut offrir. En s’imposant 18-16 au tie-break, le VMA est désormais à une victoire du titre de champion de France. Une victoire à signer vendredi ou, au pire, dimanche prochain à Mulhouse.
Il a fait très chaud ce samedi soir à Levallois. Dès l’ouverture des portes, près de deux heures avant les débats, la température ambiante de la salle Marcel Cerdan flirtait avec les trente degrés. Rien à voir avec l’enjeu d’un titre de championnes de France en jeu mais plus simplement conséquence d’un chauffage récalcitrant et en harmonie avec des Mulhousiennes déterminées à souffler le chaud. Ce chaud a été d’actualité dans les deux premiers sets que le VMA a dominés dans les grandes largeurs. Sur la base d’une bonne défense, avec une réception stable permettant de jouer au centre avec Uliana Kotar (5/7 en attaque, 1 block et 3 services gagnants) et Kjersti Strong (3/7 en attaque, 3 blocks), dans les deux premiers sets, les Mulhousiennes ont pris le meilleur départ (20-25, 19-25). Une présence exceptionnelle au soutien, avec Léa Soldner et Julia Casadéi très complémentaires, une Gretell Moreno très inspirée, un service de qualité et des attaquantes efficaces à l’image de Reagan Rutherford, Katelyn Evans et Alondra Vazquez, ont rendu la tâche facile au VMA.
Cette domination initiale s’est prolongée jusqu’à 9-14 au 3e set. A Paris, Emmi Tolvanen a suppléé Victoria Mayer à la passe (à 7-10) et il faut bien avouer que la passeuse finlandaise a eu le don des mettre les attaquantes parisiennes sur orbite. Notamment Zuzanna Sepelova, totalement éteinte dans les deux premières manches (1/5) et totalement ressuscitée dans les deux sets suivants (9/15). Toujours est-il que le sursaut d’orgueil local s’est traduit par une séquence sans appel (14-14) avant le break fatal au VMA (16-16, 20-16, 25-20).
Emmenées par Cyrielle Depié, Les Franciliennes ont fait la misère aux Mulhousiennes pour s’adjuger le 4e set avec l’art et la manière (2-3, 8-3, 19-9, 25-17) et avoir droit au tie-break. Soit un scénario identique à celui de la demi-finale quand Vandoeuvre/Nancy avait dominé Levallois/Paris durant deux sets avant la réaction francilienne soldé par un 16-14 miraculeux au tie-break. Cette fois, le miracle n’a pas eu lieu si ce n’est pour Mulhouse dominé durant cette ultime manche. Mené 10-7, 11-8, le VMA a égalisé trois fois grâce à Reagan Rutherford (11-11, 12-12) puis Vazquez (13-13) avant le sauvetage de trois balles de match par Gretell Moreno (14-14), Katelyn Evans (15-15) et Reagan Rutherford (16-16) auteur des trois derniers points mulhousiens (16-18) et sacrée MVP de la soirée.
Christian Entz
Levallois Paris Saint-Cloud – Volley Mulhouse Alsace : 2-3.
Les sets : 20-25 (22′), 19-25 (28′), 25-20 (29″), 25-17 (30′), 16-18 (28′). Temps total de jeu : 2h17. Arbitrage de Mr E. Blanc et Mme J. Ragot. 1881 spectateurs. Salle M. Cerdan à Levallois.
Levallois : 61 attaques gagnantes sur 150
(41 %). Sepelova (16/28), Depie (16/42), Polder (8/15), Bukovská (8/22), Milosic (3/13), Bertolino (5/, Tolvanen (3/3), Kraiduba (1/5), Mayer (0/1). 5 services gagnants (Depie 2, Garcia 1, Mayer 1, Bukovská 1). 7 blocks (Polder 3, Tolvanen 2, Milosic 1, Bukovská 1). Les points : Depie 18, Sepelova 16, Polder 11, Bukovská 10, Bertolino 6, Tolvanen 5, Milosic 4, Garcia 1, Mayer 1, Kraiduba 1. 25 fautes directes dont 14 au service et 7 erreurs en réception.
Six de départ : Mayer (puis Tolvanen),
Sepelova, Bukovská (puis Bertolino),
Depie (puis Kraiduba), Polder, Milosic (puis Garcia). Libéro : Biemel. Coach : A. Orefice.
VMA : 59 attaques gagnantes sur 141 (42 %). Rutherford (20/41), Evans (12/35),
Vázquez (8/23), Kotar (6/11), Strong (4/13), Hadrych (4/6), Moreno (4/7), Gamanovich (1/5). 7 services gagnants (Kotar 3, Strong 1, Evans 1, Moreno 1, Rutherford 1). 11 blocks (Strong 3, Evans 3, Kotar 2, Rutherford 1, Vázquez 1, Moreno 1). Les points : Rutherford 22, Evans 16, Kotar 11, Strong 8, Vázquez 9, Moreno 6, Hadrych 4, Gamanovich 1. 25
fautes directes dont 15 au service et 5 erreurs en réception.
Six de départ : Moreno Borrero (puis Danard-Selosse), Vázquez Rivera (puis Hadrych), Evans, Rutherford (puis Gamanovich), Strong, Kotar. Libéros : Soldner-Kriszt et Casadéi. Coach : A. Sá.
