Victorieuses de Levallois/Paris, ce 1er mai dans un Palais des sports en fusion, les Mulhousiennes ont remporté leur 3e titre de championne de France (2017, 2021, 2026) et signé le premier grand chelem dans l’histoire du volley français en remportant la Supercoupe, la Coupe de France et le championnat, dans la même saison. Un bel exploit !
Avec 3592 spectateurs massés dans les gradins d’un Palais des sports à guichet fermé et un demi-millier de supporters rassemblés sur le parvis dans la fan-zone, le temple du sport mulhousien a connu l’une de ses plus belles heures de gloire à mettre au crédit de ses volleyeuses. Sacrées en 2017 à Paris et en 2021, à huis clos en pleine crise du covid, elles n’ont pas raté l’opportunité qui s’offrait à elles pour enfin communier et partager ce moment faste avec leur public.
Dans un palais en fusion, portées par l’euphorie générale pour célébrer chaque point gagnant, les joueuses d’André Sa se sont nourries de cette force et de ce délire collectif qui a dévalé des gradins pour se sublimer. Et, sublimer n’est pas peu dire tant il a fallu puiser au plus profond de soi pour trouver l’énergie et la force nécessaire pour goûter au graal. Après un 1er set curieux, marqué par un 5-0 mulhousien (4-6, 9-6) avec Uliana Kotar au service et une réaction parisienne 10-0 fatale au VMA (9-6, 9-16, 22-25), le tournant du match s’est situé à 18-22 dans la 2e manche. Contrainte de quitter le terrain après un choc au filet, Katelyn Evans avait cédé sa place à Lexi Hadrych (à 5-1) et laissé la réception locale en souffrance jusqu’à son retour en jeu (16-19). Du coup, Gretell Moreno a eu la bonne idée d’orienter son jeu vers Alondra Vazquez qui a enchainé les coups gagnants (19-22, 21-22, 24-23) avant la conclusion d’Uliana Kotar au block (25-23). Les Mulhousiennes venaient de s’en sortir sur une pirouette !
Le meilleur restait cependant à venir. L’enjeu ne contribuait pas au jeu bien léché et le grain de folie était largement privilégié. Un exercice dans lequel Gretell Moreno a excellé pour envoyer ses attaquantes sur orbite. Avec la complicité d’une défense vaillante et d’un soutien présent autour des libéros Léa Soldner et Julia Casadéi, Kjersti Strong (9/12 en attaque et 4 blocks gagnants) et Valeriia Gamanovich (12/21) ont épaté la galerie pour emmener le VMA vers le gain des deux derniers sets. Ainsi, dans la 3e manche, c’est Kjersti Strong qui, au service, a été à l’origine du break mulhousien (15-15, 19-15) et de la conclusion (25-23). Quant au 4e set, il a été digne d’une finale avec un festival de défenses et des répliques permanentes au filet avec Valeriia Gamanovic et Alondra Vazquez d’un côté et Cyrielle Depié et Magdalena Bukovska de l’autre. A l’exception d’une seule séquence (2-3), Levallois/Paris n’a jamais eu l’occasion de mener dans cette dernière manche (8-5, 10-10, 12-12). Sur un ace de Gretell Moreno, le VMA a creusé le premier gros écart (19-16) avant le dunk d’Uliana Kotar (22-18). Dans une folle ambiance, Valeriia Gamanovic a offert la première balle de match aux Mulhousiennes (24-21) sauvée par Magdalena Bukovska (24-22). La suivante s’avérait la bonne (25-22). Les larmes pouvaient couler. Sacrée MVP du match, Léa Soldner était ovationnée par le public. Pour son 435e match sous le maillot mulhousien, l’emblématique capitaine du VMA ne pouvait rêver de plus belle sortie. Tout comme le président Daniel Braun qui pourra se vanter d’avoir été, avec sa capitaine, de tous les dix grands trophées mulhousiens.
Christian Entz
Volley Mulhouse Alsace – Levallois Paris : 3-1. Les sets : 22-25 (30′), 25-23 (31′), 25-23 (31′), 25-22 (31′). Temps total de jeu : 2h07. Arbitrage de Mme. C. Gaudumet et Mr F. Ho. 3592 spectateurs. Palais des Sports Gilbert Buttazzoni.
VMA : 56 attaques gagnantes sur 122 (46 %). Evans (13/26), Vázquez (13/32),
Gamanovich (12/21), Strong (9/12), Rutherford (6/17), Kotar (2/6), Moreno (1/6), Hadrych (0/2). 4 services gagnants (Strong 3, Moreno 1). 12 blocks (Strong 4, Kotar 3, Moreno 3, Vázquez 1, Gamanovich 1). Les points : Strong 16, Vázquez 14, Evans 13, Gamanovich 13, Kotar 5, Moreno 5. 20 fautes directes dont 9 au service.
Six de départ : Moreno Borrero (puis Danard-Selosse), Vázquez Rivera, Evans (puis Hadrych), Rutherford (puis Gamanovich), Kotar, Strong. Libéros : Casadéi et Soldner-Kriszt. Ent. : A. Sá.
Levallois : 54 attaques gagnantes sur 133 (41 %). Depie (18/41), Bukovská (15/34), Sepelova (6/22), Milosic (6/20), Polder (4/10), Kraiduba (3/4), Mayer (1/1), Tolvanen (1/1). 6 services gagnants (Polder 4, Tolvanen 2). 10 blocks (Depie 5, .Bukovská 3, Milosic 2). Les points : Depie 22, Bukovská 18, Polder 8, Sepelova 6, Milosic 6, Kraiduba 3, Tolvanen 3, Mayer 1.22 fautes directes dont 14 au service.
Six de départ : Tolvanen (puis Mayer), Sepelová (puis Bertolino), Bukovská, Depie (puis Kraiduba), Polder (puis Garcia), Milošic. Libéro : Biemel et Zyani. Ent. : A. Orefice.
