Même si deux sets suffiraient au VMA pour se qualifier pour le tour de play-off de la CEV, ce mercredi à 19h au Palais des sports Gilbert Buttazzoni face aux Hongroises de Békéscsabai, seule la victoire fera le bonheur des Mulhousiennes.
La victoire alsacienne du match aller (1-3), la semaine dernière à Békéscsaba, a confirmé le potentiel du VMA par rapport aux vice-championnes hongroises. Il n’empêche, qu’au premier set – perdu par le VMA 28-26 -, ces dernières ont démontré qu’elles avaient les moyens de surprendre des Mulhousiennes pour peu que les attaquantes tergiversent au filet.
Les chiffres sont flagrants pour accréditer le constat prononcer par André Sa à l’issue du match aller en Hongrie : « Si nous ne sommes pas capables de terminer les points au filet, il est difficile de gagner… Je m’attends à un gros match au retour ! » Or, dans les trois sets remportés par le VMA à Békéscsaba, le taux de réussite offensive a été, respectivement, de 48 %, 62 % et de 67 %. Et, dans la manche initiale, d’à peine 38 %… Ce qui a permis aux Hongroises de ramasser un maximum de ballons pour alimenter l’Espagnole Maria Schlegel et l’Américaine Devyn Robinson respectivement créditées de 75 % et de 54 % d’efficacité en attaque dans ce set initial.
L’aspect le plus positif des Mulhousiennes réside dans leurs facultés à réagir. Ce qu’elles ont prouvé à la fois en Hongrie et, samedi dernier, à Terville. Le meilleur exemple en est Reagan Rutherford en difficulté dans le 1er set en Hongrie (2/8) et à Terville (2/9) et qui est revenue en jeu pour signer des prestations à 85 % et 56 % dans les dernières manches. Avec des joueuses capables de rivaliser avec les titulaires, telles Lexi Hadrych, Kerjsti Strong, Enora Danard Selosse ou Valeriia Gamanovich, le VMA à l’avantage de présenter une profondeur de banc que les Hongroises n’ont pas. En revanche, il est certain que Békéscsabai possède des individualités capables de surprendre des Mulhousiennes en dilettante. A commencer par la passeuse canadienne Averie Allard, qui a transité par Vero Volley Milano (2022/2023), la Bosnienne Iman Isanovic (championne de Grèce en 2025 avec l’Olympiakos), la centrale bulgare Maria Pavlova Krivoshiyska (vice-championne de Grèce en 2025 avec le PAOK), l’attaquante de pointe américaine Devyn Robinson et Maria Schlegel. Comme à Paris, la saison passée, cette dernière est arrivée en Hongrie à l’occasion du mercato d’hiver. A Mulhouse, on se souvient d’autant mieux de cette joueuse qu’elle avait livré une grosse performance, lors du match retour en championnat, en étant la meilleure marqueuse francilienne avec 20 points avant de remporter le titre de championne de France. Et, à court de compétition la semaine dernière, elle risque fort d’être encore plus en jambes ce mercredi.
Fort heureusement, les Mulhousiennes aspirent aux play-offs de cette Coupe d’Europe qui pourraient les amener à rencontrer Neuchâtel pour peu que les championnes de Suisse confirment leur victoire du match aller aux dépens des Belges de Beveren. Pour ça, il faudra passer le cap hongrois… A Mulhouse, on y croit plus que jamais !
Christian Entz
