La 40e édition de la finale de la Coupe de France opposera le VMA à Vandoeuvre/Nancy ce samedi à 15h15 à l’Adidas Arena de Paris. Ce derby de l’Est mettra en présence le leader du championnat à son dauphin. Un fait rare qui ne s’est produit jusque-là qu’à cinq reprises (2002, 2005, 2009, 2015 et 2018) depuis le début des années 2000.
Longtemps, l’ASPTT Mulhouse, l’ancêtre du VMA, a vécu le calvaire des finales de Coupe de France dans un costume de figurant face à une tête d’affiche indétrônable. Il s’agissait alors de l’illustre RC Cannes à qui les Mulhousiennes n’ont réussi à prendre qu’un set en quatre finales (2000, 2009, 2010, 2012). Il a fallu attendre les années 2020 et l’arrivée du coach italien François Salvagni pour enfin goûter à cette coupe trop longtemps convoitée. Aujourd’hui, avec sept participations à la finale dont les deux dernières éditions (2000, 2009, 2010, 2012, 2021, 2024, 2025) et deux victoires (2021 et 2025), le VMA a le bénéfice de l’expérience par rapport à Vandoeuvre/Nancy qui prendra part à sa première finale.
Pour autant, rien n’est gagné d’avance. La Coupe de France, tous sports confondus, est l’épreuve qui met régulièrement la fable du lièvre et de la tortue au goût du jour. Même au « mauvais goût » comme ce final four de 2019, organisé au Palais des sports de Mulhouse, qui devait consacrer l’ASPTTM. L’équipe de Magali Magail avait terminé le championnat en tête avec sept points d’avance sur son dauphin cannois et 25 points de mieux que son adversaire nantais en demi-finale. Un vrai boulevard… A l’arrivée, Nantes avait battu Mulhouse (1-3) avant de perdre en finale face au 7e du championnat : Saint-Raphaël. Tout cela pour dire que les données initiales sont souvent contestées quand il s’agit de la Coupe de France où la sanction, comme le bonheur, sont à effet immédiat.
André Sa, grand artisan de la réussite actuelle du VMA, est bien placé pour mesurer la complexité d’une finale de coupe même s’il ne compte qu’un trophée de ce type à son palmarès : la Coupe de Norvège en 2014 avec Stod Volley. « Cette finale se présente bien pour le VMA, explique le coach lusitanien. Nous l’avons préparée avec l’importance qu’elle mérite. Ce qui diffère par rapport à un autre match c’est que, en marge du travail technique et tactique, il y a un aspect mental, beaucoup plus fort, à travailler ».
Samedi prochain, André Sa comptera deux finales de Coupe de France à son actif. Et, curieusement, les deux adversaires finalistes appartiennent à sa propre histoire. En 2021, avec Istres alors relégable, il a affronté son nouveau club mulhousien et, aujourd’hui, il s’apprête à défier son ancien club : Vandoeuvre/Nancy. « Ça fera la 3e fois que je jouerai contre Nancy… Ça ne me fait rien du tout, avoue l’entraîneur mulhousien. Les bonnes relations et le respect existent mais je ne mélange pas les sentiments. Je veux gagner la Coupe de France contre n’importe qui. Avec Istres, je voulais tuer Mulhouse… Malheureusement, mes deux centrales étaient blessées – dont l’ex-Mulhousienne Annayka Legros – et j’ai joué avec une pointue au centre. Les amitiés restent mais jamais le temps d’un match ! »
Du côté mulhousien, André Sa annonce un effectif au grand complet et particulièrement motivé. Ce qui semble être également le cas pour Vandoeuvre/Nancy qui a aligné son équipe type, samedi dernier à Béziers, pour remporter (3-1) sa 20e victoire en championnat et sceller sa 2e place au classement sur les talons du VMA.
Christian Entz
