Un peu d’émotion et beaucoup de confusion

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L’ASPTT Mulhouse a fait respecter la hiérarchie samedi soir en disposant (3-1) de la jeune sélection du centre national : France Avenir 2024. Dominatrices par moments, les Mulhousiennes ont également affiché trop de suffisance pour terminer à l’arrache à l’occasion d’un week-end marqué par une certaine confusion.

Un sport, une ville, un territoire

Entre Léandra Olinga Andela et Léa Soldner anciennes pensionnaires du centre national, Manon Jaegy promu libéro titulaire, Julia Casadéi de retour au Palais sous le maillot bleu et une jeune sélection française impressionnée par l’audience et les quelque 3000 spectateurs du Palais des sports (toutes les places ont été vendues mais pas occupées), l’émotion était forcément de mise pour la soirée.

En principe, le moment était promis à une démonstration mulhousienne. Ce qui a été le cas initialement avec un effectif postier où Manon Jaegy (libéro) et Yossiana Pressley étaient titularisée d’entrée. Un bon service mulhousien et un contre vigilant suffisaient aux Silke Van Avermaet, Amanda Conéo et Megan Viggars (4 points en première main dans le 2e set !)pour s’assurer la maîtrise des débats dans les deux premières manches (25-20, 25-13). En revanche, la suite était plus confuse. « J’avais prévenu les filles, lors de la pause, que le match le plus difficile commencerai à partir du 3e set », racontera plus tard François Salvagni. Le coach de l’ASPTTMne s’était pas trompé… La concentration mulhousienne était restée aux vestiaires à la reprise du 3e set. Une défense à un bras de Julia Casadéi, concrétisée au filet par Alimatou Bah, offrait pour la première fois une avance de trois points à France Avenir (6-9). Certes, l’ASPTTM comblait l’écart (16-16) avec Jelena Novakovic et Megan Viggars. Mais le double changement avec le retour des titulaires Kimberly Drewniok et Pia Kästner, qui se devait de solder les débats, était d’autant moins infructueux que Maéva Schalk (la fille des ex-internationaux Virginie Roure et Marc Schalk) s’avérait d’une belle efficacité au filet. Les jeunes Françaises contenaient d’abord les tentatives locales (16-17, 17-18, 18-19) pour faire le break sur un block de Maéva Schalk (18-20) avant de concrétiser leur effort sur une attaque de Halimatou Bah (21-24) et un ace d’Emilie Respaut (21-25).

Jusque-là, l’accident était concevable. Ce qui l’a été moins c’est que l’ASPTTM a fini par se faire peur dans la 4e manche. Une rigueur retrouvée au block, mention pour Léandra Olinga Andela et Yossiana Pressley, avait pourtant placé les Mulhousiennes en position de force (20-11) avant que le passage d’Aurore Mobisa ne sème le doute (20-15) au sein d’une réception locale où l’absence d’Anna Haak (entorse au pouce) et de Léa Soldner (laissée au repos) a pesé. A 23-22, une attaque gagnante de Yossiana Pressley (24-22) et une ultime faute visiteuse (25-23) ont délivré l’ASPTTM qui ne retiendra, de ce week-end, que les trois points de la victoire. Un bonheur que n’ont pas connu Nantes, Béziers et Cannes tous battus à la surprise générale si l’on excepte les trouble-fête lorraines et provençales.

Ces derniers résultats et le verdict de la Ligue nationale (LNV) qui devrait confirmer cette semaine que Vandoeuvre-Nancy perdrait 10 points, récupérés sur tapis vert par Chamalières (3), Aix-Venelles (3), Marc-en-Baroeul (3) et France Avenir (1), pour avoir aligné l’Américaine Erika Pritchard (venue de Penn State en début d’année) sans avoir régularisé sa qualification, a considérablement amplifié l’importance de la dernière journée de championnat samedi prochain.

Le Cannet et l’ASPTT Mulhouse, qui se retrouveront mardi pour un match décisif avec la 1re place en jeu, sont assurés de finir aux deux premières places. En revanche, tout reste possible pour les places de 3 à 6 qui concerneront Terville, Nantes, Cannes et Aix/Venelles. Aix/Venelles pourrait être le grand gagnant de la semaine en récupérant les trois points sur tapis vert, perdus face à Vandoeuvre-Nancy, et en s’imposant face à Chamalières. Avec 50 points (44 + 6), les Provençales seraient assurées de la 3e place. Quant à la dernière place qualificative pour les play-offs, elle devrait se jouer dans le match Saint-Raphaël-Béziers (malheur au perdant !), si Marcq-en-Baroeul, le miraculé de cette première phase de championnat, s’imposait chez France Avenir après avoir récupéré les trois points acquis sur tapis vert aux dépens de Vandoeuvre-Nancy.

A ce jour, la seule certitude c’est que le public mulhousien sera privé de volley au Palais des sports jusqu’au 9 avril, date du quart de finale aller des play-offs. L’attente sera longue !

Article signé Christian Entz

ASPTT MULHOUSE  : 3
FRANCE AVENIR 2024 : 1
Les sets : 25-20 (24′), 25-13 (19), 21-25 (31′), 25-23 (28′). Temps total de jeu : 1h42. Arbitrage de MM. A. Jamet et C. Kerckhove. 2800 spectateurs. Palais des Sports Gilbert Buttazzoni.
ASPTTM : 56 attaques gagnantes sur 118 (47 %). Pressley (15/29), Drewniok (8/17), Coneo (7/22), Van Avermaet (7/14), Lamprousi (5/11), Olinga Andela (5/7), Novakovic (4/8), Viggars (4/5), Kästner (1/3), Diouf (0/2). 5 services gagnants (Pressley 2, Coneo 1, Viggars 1, Lamprousi 1). 16  blocks (Van Avermaet 4,  Pressley 3, Olinga Andela 3, Lamprousi 2, Drewniok 2, Kästner 1, Coneo 1). 15 fautes directes dont 6 au service. Six de base : Kästner (puis Viggars), Coneo Cardona (puis Diouf), Pressley, Drewniok (puis Novakovic), Lamprousi (puis Olinga Andela), Van Avermaet. Libéro : Jaegy. Entraîneur : F. Salvagni.
France Av. : 48 attaques gagnantes sur 118 (41 %). Bah (23/43), Ratahiry (8/32), Schalk (6/15), Chouikh Barbez (4/9), Defraye (5/5), Dia (1/7), Respaut (1/3), Mobisa (0/4). 5 services gagnants (Mobisa 2, Chouikh Barbez 2, Bah 1). 11 blocks (Dia 4, Ratahiry 2, Bah 2, Respaut 1, Mobisa 1, Schalk 1). 16 fautes directes dont 8 au service. Six de base : Respaut (puis Danard Selosse), Le. Ratahiry, Chouikh Barbez (puis Schalk), Bah, Defraeye (puis Mobisa), Dia. Libéro : Casadéi. Entraîneur : F. André.