Le VMA entame la phase retour du championnat ce mardi 30 décembre à 19h au Palais des sports Gilbert Buttazzoni face à Bordeaux. A mi-chemin de la saison, le bilan mulhousien est déjà unique dans l’histoire du club.
L’ère Sa ne pouvait pas mieux commencer. Après 12 matches de championnat, le VMA est toujours invaincu et reste qualifié en Coupe de France et en Coupe d’Europe. En 35 saisons au sein de l’élite française, le volley mulhousien n’avait encore jamais enregistré pareil sans-faute à l’issue de la phase aller du championnat. Il n’y a d’ailleurs que deux clubs en France qui ont réussi cette performance. Le VMA et le RC Cannes de la grande époque qui n’a perdu aucun match dans les épreuves françaises du 1er mars 2003 au 23 avril 2008. Le RC Cannes est resté invaincu quatre saisons consécutives (2003/04, 2004/05, 2005/06, 2006/07) en championnat, play-offs et Coupe de France. Avec le reliquat de la saison 2002/03, et un championnat presque parfait en 2007/08 (34 victoires pour une seule défaite… à Mulhouse !) cela donne 170 victoires consécutives (152 en championnat et 18 en Coupe de France). Un record de France qui ne sera probablement jamais battu !
A défaut de record de France, depuis le succès mulhousien à Levallois et la 17e victoire consécutive, le VMA peut prétendre effacer la plus longue série victorieuse du club toutes compétitions confondues qui est de 20 victoires d’affilée. Un record établi par l’ASPTTM qui est restée invaincue entre le 9 février 2021 (succès à Cannes 3-2) et le 23 octobre 2021 (défaite face au Cannet 0-3 au Palais des Sports). Pour cela, il faudra battre Bordeaux, Vandoeuvre/Nancy (le 3 janvier à Mulhouse), s’imposer à Békéscaba en Coupe d’Europe (le jeudi 8 janvier) et à Terville le 10 janvier.
Pareil défi n’est pas prioritaire pour le VMA qui devra gérer un programme chargé pour le mois de janvier s’il veut cibler le championnat, la Coupe de France et « aller loin » en Coupe d’Europe. Entre le 30 décembre et le 31 janvier prochains, les volleyeuses mulhousiennes disputeront 9 rencontres si elles éliminent les Hongroises. Et, une de moins en cas d’élimination. Autant dire qu’à court terme, c’est les trois points du match de Bordeaux que le VMA convoite pour ensuite bonifier son capital face à Vandoeuvre/Nancy.
Le calcul est simple pour argumenter l’objectif mulhousien. En faisant le plein sur ces deux matches, André Sa et ses troupes se retrouveraient avec 7 et 8 points d’avance sur leurs concurrents directs (Vandoeuvre/Nancy et Paris/Levallois). Soit une marge de manœuvre confortable dans la perspective d’une saison bien partie pour être dense.
La prochaine échéance mulhousienne ne semble pas la plus compliquée si l’on se réfère au classement de Bordeaux qui campe en milieu de tableau avec 6 victoires et 6 défaites. Il y aura toutefois un impondérable à considérer. Celle d’une reprise effectuée le 26 décembre après cinq jours de vacances de Noël. « Cette coupure n’est pas très logique sur le plan physiologique, confie André Sa, le coach mulhousien. Mais, le code du travail nous impose d’accorder cinq jours de congé aux joueuses durant les fêtes. C’est le calendrier qui aurait pu être adapté en conséquence. Là, une coupure totale de cinq jours à trois jours d’enchainer 6 matches en 19 jours c’est compliqué voire sans respect pour l’intégrité physique des joueuses. Mais, c’est la règle du jeu pour tout le monde – sauf pour Bordeaux, exempt lors de la dernière journée aller, et donc en vacances dès le 13 décembre -. Ce qui est important, c’est d’avoir retrouvé les joueuses avec le sourire à la reprise… Ça fait du bien de se vider la tête ! » Concernant l’impératif des prochaines échéances, pour se mettre à l’abri en janvier, André Sa reste fidèle à sa philosophie : « Ce n’est pas dans ma mentalité de dire qu’on doit gagner… C’est quelque chose qu’on ne contrôle pas. Pour moi, on doit d’abord performer ! »
Au match aller, le VMA s’est imposé à Bordeaux en quatre sets avec Lexi Hadrych et Valeriia Gamanovich dans le six de base, et une efficacité offensive de 51 %. Aujourd’hui, le profil mulhousien a quelque peu évolué avec Alondra Vazquez et Reagan Rutherford qui sont montées en puissance pour accompagner Katelyn Evans qui constitue la principale force de frappe alsacienne. Il n’en demeure pas moins qu’il faudra se méfier de ses « amies »… A commencer par la Monténégrine Katarina Budrak, passée par le centre de formation mulhousien de 2017 à 2020 et sous l’aile de Martin Panou, et de Rose Bjärregard-Madsen qu’André Sa coache au sein de la sélection nationale de Finlande.
Christian Entz
Gros plan sur l’adversaire
BORDEAUX-MÉRIGNAC
Arrivées : Del Moral (ex-Evreux, Elite acces), Fričová (ex-Terville), Bjärregård-Madsen (ex-Quimper), Chase (ex-Neuchâtel, Sui)
Départs : Henrard (Clamart, Elite), Salkuté (Milon Nea Smyrni Athènes, Grè), Ruba, Henyo (Quimper, Elite), Ebangwese, Romati (Béziers)
Effectif : Mathilde Walspeck (1,77m, P, 27 ans), Eva Del Moral (1,80m, P, 23 ans), Karolina Fričová (1,80m, République tchèque, A/R, 25 ans), Eva Svobodová (1,81m, Slovaquie, A/R, 28 ans), Daniela Nielson (1,74m, Argentine, R/A, 27 ans), Rosa Yasmine Bjärregård-Madsen (1,83m, Finlande, AT, 25 ans), Malia Iloai (1,83m, AT, 19 ans), Katarina Budrak (1,96m, Monténégro, CC, 27 ans), Raeven Chase (1,93m, Canada, CC, 25 ans), Constance Plat (1,87m, CC, 25 ans), Anna Janelle (1,76m, France, L, 29 ans).
Coach : Guillaume Condamin (France).

