Le VMA peut entrer dans l’histoire
à Békéscsaba

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Un sport, une ville, un territoire

Ce jeudi à 18h, au Sportok Haza de Békéscsaba, le VMA livrera le premier acte de son 8e de finale de la Coupe CEV face au vice-champion hongrois Békéscsabai Röplabda SE, en attendant le match retour du 14 janvier à Mulhouse.

Après un vol sans encombre entre l’EuroAirport et Budapest, les Mulhousiennes ont débarqué mardi en Hongrie. Quand la délégation mulhousienne a pris la route au départ de l’aéroport Ferenc Liszt de Budapest, du nom du célèbre compositeur et pianiste hongrois, la nuit et la neige tombaient sur la grande plaine brûlée par le soleil en été et recouverte, cette fois, d’un manteau blanc. Trois heures de bus ont été nécessaires pour traverser la « puszta » locale qui sépare Békéscsaba de la capitale. Et, ce n’est que ce mercredi matin que les Mulhousiennes ont réellement pu porter un regard sur la plaine enneigée de Tiszantul, à quelque 200 km de Budapest, dans le Sud-Est de la Hongrie, à une vingtaine de kilomètres de la frontière roumaine.

Logées en banlieue de Békéscsaba, ville de 60000 habitants, mais qui compte 200000 âmes avec sa proche agglomération, les coéquipières de Léa Soldner ont pris connaissance des infrastructures du club local. Avant de fouler le parquet de la Sportok Haza, théâtre d’une performance attendue et avouée pour ce jeudi, elles ont découvert le centre sportif qui abrite l’Akademia de Röplabda. Cette académie de volley, riche de quelque 250 jeunes espoirs locaux, bénéficie d’une salle de musculation, d’une grande salle d’entraînement avec trois terrains tracés et peints, dédiée à la seule pratique du volley-ball, et des outils en nombre (cible-passe, blocker, toise…) comme aucun club en France ne possède. Le hall d’entrée, garni de trophées et de coupes, de pages de journaux relatant les exploits de Békéscsabai, invite le visiteur à considérer le club hongrois avec respect. Et, maître des lieux, le manager Istvan Bordola se fait un plaisir d’annoncer la couleur : « En dix ans de participation en Coupe d’Europe, Békéscsabai n’a jamais perdu face aux clubs français ! » En l’occurrence, Saint-Raphaël et Béziers.

A Békéscsaba, le volley féminin est roi. La concurrence se limite à un club de foot de 2e division et une équipe féminine de handball fraichement reléguée de ligue A. Sa meilleure référence sportive individuelle appartient à Henrietta Onodi, la gymnaste championne olympique et du monde en 1992, qui est née et a grandi à Békéscsaba avant d’aller vivre aux Etats-Unis. Mais, par-dessus tout, ce sont les volleyeuses qui font la fierté de la ville. Des volleyeuses où une certaine Tanja Bokan (à l’ASPTTM de 2011 à 2013 puis en 2014/2015) a évolué en 2018/2019 entre ses saisons à Pesaro et Zhejiang en Chine.

Au sein de la délégation mulhousienne en Hongrie, il n’y a que Gretell Moreno qui puisse se vanter d’avoir déjà affronté Békéscsabai. C’était lors de la saison 2022/2023 quand la passeuse cubaine avait transité par Ujpesti Budapest entre ses piges en République Tchèque, à Kralovo Pole, et à Vandoeuvre/Nancy. « Ce club me rappelle l’un des pires souvenirs de ma carrière, avoue Gretell Moreno. Békéscsabai nous avait éliminer en quart de finale des play-offs à l’issue du match d’appui. Jamais nous n’aurions dû perdre. Maintenant, je n’ai qu’une seule idée en tête : prendre ma revanche ! D’ailleurs, mon ancien entraîneur hongrois – Andras Horvath – m’a envoyé un message en me disant qu’il fallait absolument qu’on les batte… Ce sera l’occasion, pour moi, de tourner définitivement cette page ! »

Contrairement aux Mulhousiennes, Békéscsabai n’a plus joué en championnat depuis le 21.12.2025 soldé par sa victoire face à Ujpesti (3-0). L’Espagnole Maria Schlegel (championne de France avec Paris/Levallois en 2025), dernière recrue hongroise, était sur la feuille de match mais sans entrer en jeu. En revanche, les Hongroises ont profité de cette trêve pour intégrer Maria Schlegel à l’occasion d’un match amical face aux Roumaines du CSM Lugoj (2-2). C’est sur la base de ces images qu’André Sa, Charles Gauthier, Pavel Fabritci et Dimitri Girin ont établi leur plan de jeu. Un plan de jeu destiné à amorcer la première victoire française à Békéscsabai et la 20e victoire mulhousienne consécutive.

Christian Entz à Békéscsaba

 

 

Gros plan sur l’adversaire

Békéscsabai Röplabda SE

Arrivées : Allard (OK Zeleznicar), Robinson (Nea Salamina Fagusta, Chypre), Schlegel (Paris/Levallois), Krivoshiyska (PAOK Salonique, Grè), Orosz (MAV Elöre Foxcom), Szalay (Békécsabai II), Hermeczi (Békéscsabai II), Eged (Békéscsabai II), Nagy (coach équipe nationale masculine de Hongrie de 2023 à 2025)

Départs : A. Galic (Messine, Italie), M. Vilela (SC Braga, Portugal), V. Buday (TRSE Tatabanya, Hongrie)

EFFECTIF : Averie Sarah Allard (1,84m, Canada, P,26 ans), Ramona Fekete (1,70m, Hongrie, P, 25 ans), Maria Priscilla Schlegel Mosegui (1,84m, Espagne, A/R, 32 ans), Iman Isanovic (1,88m, Bosnie-Herzégovie, AR, 26 ans), Szonja Szalay (1,80m, Hongrie, A/R, 16 ans), Lina Gajdács (1,75m, Hongrie, R/A, 17 ans), Linda Gadags Bernadett Hermeczi (1,66m, Hongrie, R/C, 18 ans), Devyn Robinson (1,88m, E-U, AT, 24 ans), Luca Németh (1,78m, Hongrie, AT, 17 ans), Maria Krivoshiyska (1,90m, Bulgarie, CC, 25 ans), Bianka Evelyn Orosz (1,83m CC, 23 ans), Nina Mikus (1,82m, Hongrie, CC, 19 ans), Emese Kiss (1,79m, Hongrie, CC, 29 ans), Karolina Eged (1,78m, Hongrie, CC, 17 ans), Petra Kertesz  (1,60m, Hongrie, L, 23 ans), Rebeka Zoé Nasani (1,61m, Hongrie, L,18 ans).

Entraineur : Péter NAGY